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Date : 8/8/2009
Lieu : Plaineveaux
Activité : Le Souffleur du Beauregard

Description :

C'est vers 07h00 que je me suis levé pour préparer mon matériel pour rejoindre mes amis Jacques et Moïse à Floreffe. J'étais à l'avance sur le planing, le temps de saluer Danièle (femme de Jacques) et nous voilà partis direction Liège.


C'est avec 30 minutes d'avance que nous sommes arrivés au lieu de rendez-vous au grand étonnement de Patrice et de Pol.
Une fois tous équipés et armés lourdement de foreuses, d'accus, de marteaux, de pieds de biche, de pioches... On se dirige sous un beau soleil vers l'entrée de cette superbe découverte de nos amis Liègeois.

Pour ma part c'est la deuxième fois que je me rends au "Souffleur", j'en ai un souvenir fantastique, mais aussi beaucoup d'appréhensions pour quelques passages bien stratégiques, pour Moïse c'est une première, et quelle belle première.

On commence à descendre un conduit assez étroit où il faut tantôt ramper, tantôt être à 4 pattes, pour déboucher sur une zone de puits, où nos amis on du par le passé tout faire ébouler pour retrouver le cours initial du conduit et aussi par sécurité. C'était en fait un dédalle de blocs enchevêtrés les uns sur les autres qui constituait un éboulis très instable. Aujourd'hui c'est un très beau puits de 23m de profondeur.

Au bas du puits nous arrivons dans une grande salle d'éboulis, où au fond de celle-ci, un ressaut de 6 mètres doit être descendu et là on trouve la rivière et ses méandres. Aahhhhh les méandres du "Souffleur", celui qui vient ici, il s'en souviendra, tantôt large et horné de concrétions, tantôt étroit, tellement étroit que l'on ne peut s'y tenir debout et que l'on doit remonter celui-ci de plusieurs mètres et y progresser à l'horizontale sur plusieurs mètres.


Au détour d'un méandre, nous nous sommes séparés en deux équipes, moi je suis resté avec Patrice et Pol, jacques, Moïse se sont rendus 200m plus loin. Patrice et moi, espérions trouver une suite au détour d'un petit affluent à la rivière et après plusieurs tirs, c'est en vain que nous abandonnons. Nous nous sommes rendus à une cheminée que l'on a remonté sur 30mètres et là peut être un espoir de trouver une suite, mais les conditions pour y travailler seront pas évidente.


Une fois redescendus, nous nous dirigeons vers nos amis, et là on reprends la progression dans ce méandre et quelques mètres plus loin, le clou du spectacle, les fameuses "Banquettes de veau"....je ne sais pas comment vous les décrirent, MAGNIFIQUES....heuuu je vous parle de mon stress là, 10 mètres à l'horizontale, dans un méandre étroit, mais vraiment étroit ou il faut monter légèrement, descendre et puis remonter, mes épaules et genoux s'en souviennent encore après 2 jours. Bref, j'aime pas cela, et Patrice l'a bien compris, il m'a aidé moralement et je l'en remercie pour sa patience. Sympa Pat.


Une fois de l'autre côté, on était plus qu'à quelques mètres de nos amis. On leur a donné un petit coup de main et on a arrêté notre scéance de désob. A ce moment, notre visite de la cavité peut commencer, une fois repris quelques forces en mangeant et buvant, notre but est d'aller à la rivière Orange, dans le fond de la cavité, la partie la plus belle et la plus concrétionnée de la grotte.

On commence à progresser dans un ensemble de galeries basses et puis de plus en plus grande, on arrive à une zone de puits, 2 que l'on doit descendre et un que l'on doit remonter. A partir de là on se retrouve dans une configuration très différente de celle du départ, on rejoint le cours actif d'une autre rivière que celle de l'entrée, la rivière Orange, et un beau collecteur parsemée de milliers de concrétions de calcite et même d'aragonite.


Pourquoi, rivière orange et bien quand on patauge dedans, une pellicule orange-ocre commence à se mélanger avec l'eau et colore toute la rivière en orange très fortement, c'est magnifique. Cette coloration est due à la limonite, c'est en fait un amas de fer micros-cristallin.
Quand on marche sur les pierres, contenues dans l'eau celles-ci dégagent de la limonite et tout devient orange, même les bottes.


Côté concrétions, c'est de la folie furieuse, Pol et Patrice quand ils ont découvert cela, j'ose imaginer ce qu'ils ont ressenti....
On trouve des miriades concrétions en tout genre, en passant par des petites salles sur les côtés du grand méandre jusqu'à de très grande salle aussi. Nous sommes descendus l'aval, jusqu'à la salle André Lachambre, on ne pouvait pas trouver mieux comme nom, une féérie de concrétions, des tonnes dans une salle gigantesque, qui se poursuit par deux autres salles, où là il faut se déshabiller complètement pour poursuivre la progression. Ensuite nous avons remonté l'amont où la progression est principalement en méandre assez large, bourré de concrétions à gauche, à droite, en haut. Plus on remonte, plus le méandre devient étroit, et à un moment la roche qui constitue ce méandre est remarquable de beauté, pure avec des veines rouge et jaune à la fois. On termine la visite de l'amont par une grande salle terminale d'éboulis.


La remontée vers la surface peut commencer, on était tous fatigués, mais tellement heureux d'avoir pu participer à cette sortie, bref si un jour vous avez du temps, beaucoup de temps, et que vous aimez bien creuser, demander l'autorisation à Pol.
Travail = visite


Il était tellement tard que nous n'avons pas pu aller prendre un verre, encore une chance que j'avais une petite bouteille de vin pour remercier nos hôtes.

TPST : 8h30.

Greg.



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